[Anime] Puella Magi Madoka Magica

Bonjour chers lectrices et lecteurs ! Le 2 Avril de cette année est sorti au Japon le Blu-Ray du 3ème film Mahou Shojo Madoka Magica: Rébellion, faisant suite aux deux premiers films qui étaient un récapitulatif de la série. Mais avant de vous parler du film je dois vous parler de la série de base.

Mahou Shoujo Madoka Magica, ou Puella Magi Madoka Magica (Mahou Shoujo signifie Magical girl) est une série de 12 épisode réalisée par le studio Shaft (les Monogatari, Negima!?) et produite par Aniplex (Fullmetal Alchemist, GTO), des petites entreprises quoi. La série est diffusée en France par Wakanim. Elle est dirigée par Akiyuki Shinbo qui a travaillé, par exemple, sur Negima!? et Magical girl Lyrical Nanoha, un débutant en somme. La musique est composée par Yuki Kajiura qui a bossée sur Pandora Heart et du Gundam par exemple. Ce qui est a retenir, c'est que la série est écrite par ce magnifique boucher de Gen Urubochi (comprendra qui peut) qui s'est occupé des Light Novels de Fate/Zero et de Black Lagoon. Après la série il a travaillé sur l'anime de Fate/Zero et sur Psycho-Pass (Qui fera surement l'objet d'une critique plus tard #PUB).

L'anime peut trigger certaine personne, ceux-ci sont listé dans la balise ci dessous.

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Madoka, toute mignonne, toute rose bonbon

Madoka, toute mignonne, toute rose bonbon

L'histoire tourne autour de Kaname Madoka, une jeune fille qui dans un rêve voit une autre fille de son âge en train de se battre contre un ennemi extrêmement puissant. Au moment où cette fille est en péril, un animal bizarre propose à Madoka de passer un contrat pour devenir une Mahou Shoujo. Le lendemain en cours, dans la vraie réalité, elle découvre à sa grande surprise que la nouvelle élève en classe, Akemi Homura, est la fille qu'elle a vu dans son rêve. Et, fait encore plus étrange, à peine font-elles connaissance qu'elle met froidement en garde Madoka contre tout changement de son mode de vie actuel, ce qui peut mettre en danger ce qu'elle a de plus chers. Ne pigeant pas le sens de ces paroles (en même temps ...) elle part se balader avec son amie Sayaka jusqu'à ce qu'elle entende une voix lui demandant de l'aide. N'écoutant que son courage (inconscience ?), elle suit cette voix, celle du petit animal vu dans son rêve, Kyubey (le meilleur vendeur de la terre) et découvre un monde ténébreux où des jeunes filles combattent des sorcières.

Tomoe Mami, elle n'a pas vraiment la tête sur les épaules (comprendra qui peut)

Tomoe Mami, elle n'a pas vraiment la tête sur les épaules (comprendra qui peut)

Pour peu que l'on s'y connaisse un minimum en Magical Girl, ce début a l'air hyper classique. On a le droit de s'attendre à un anime avec des personnages très mignons affrontant, la fleurs aux fusils, de vils démons. D'ailleurs le design nous encourage à aller dans cette direction. C'est beau, très inspiré, les personnages sont tous mignons et les décors sont lumineux et pleins de vie. La musique des premiers épisodes est assez gaie dans l'ensemble et l'opening, Connect de Clariis, est très beau et mignon. La globalité des trois premiers épisodes nous conforte dans cette idée avec une naïveté débordante, du bonheur, des amitiés fortes et tout et tout.

Ceci dit.

Une certaine notion de malaise commence à pointer le bout de son nez dès l'apparition des espaces clos des sorcières, surtout grâce à leur design. Ces espaces sont comparables à des collages complètement chaotiques, semblant sortir d'un cauchemar. Magnifique. De plus, on a aussi l'apparition de musiques plus mystérieuses et angoissantes et l'ending de l'anime, Magia de Kalafina, retranscrit bien cette sensation. L'histoire suit cette tendance dès l'épisode 4. On découvre un monde plus sombre et plus compliqué qu'il n'y paraît. Les décors pleins de vie et lumineux du début font progressivement place à des décors plus sombres et inquiétants. Le développement de l'univers est semblable à une descente dans les ténèbres. C'est là où on peut saluer l'écriture de Gen Urubochi. Il plonge les codes des Mahou Shoujo dans les profondeurs des abysses. Le scénario est très prenant, il ne se laisse pas aller à la simplicité et chaque révélation enfonce de plus en plus nos personnages dans le désespoir. Malgré tout il y a quelques longueurs causées principalement par le fait que Madoka est une foutue chialeuse, c'est quasiment sa seule réponse à tout. Bon, elle n'est pas inutile non plus. La qualité narrative de la série ainsi que sa cohérence se maintiennent jusqu'au final qui, de mon point de vue, prend un peu au dépourvu tout en restant fabuleux.

Le genre de truc sympa que l'on croise dans les espaces clos

Le genre de truc sympa que l'on croise dans les espaces clos

J'ai parlé de la série alors maintenant un petit mot sur les deux premiers films qui en sont des récapitulatifs. Ils sont sortis au cinéma fin 2012 et en 2013 en Blu-Ray. Ils sont franchement très sympathiques et synthétisent bien la série, coupant principalement dans les moments un peu longs (surtout aux début) ce qui permet surtout de moins voir Madoka qui pleure. Le montage du film est excellent mais on peut regretter que d'un point de vue visuel il n'y ait pas plus de scènes retravaillées ou de nouvelles (seul quelques éléments changent parfois. Par contre dans le second film on gagne la magnifique scène du cimetière). On a un travail plus important au niveau de la bande son. Des thèmes sont réarrangés, de nouvelles musiques apparaissent et le résultat est génial. Si vous avez vu la série, les films ne sont pas indispensables mais ils sont parfaits pour la faire découvrir à des amis. Il y a aussi un Manga, mais ce n'est pas le sujet.

De gauche à droite : Kyoko, Homura, Madoka, Sayaka

De gauche à droite : Kyoko, Homura, Madoka, Sayaka

En clair et direct : Mahou Shojo Madoka Magica est un intelligent et excellent anime qui brise avec grâce les codes des Magical Girls. Il n'est pas uniquement destiné aux fans du genre, mais à toutes personnes s'intéressant de près ou de loin à la J-animation. Ne serait-ce que parce que c'est une série très forte en symbole de tout genre, que ce soit de par la réalisation, la musique ou l'écriture.

N’oubliez pas mes choux, vous pouvez commenter cet article ou suivre LCDW sur Twitter, ça va pas vous faire du mal, comme vous cultiver, quoi que…

Par la Magical Girl Sharksymphonie

Sharksymphonie

 

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