[Cinéma] Multi Critiques du mois d’Avril

Bonjour à toutes et à tous !

Tout au long du mois d'Avril, je vous ai recommandé des films que j'estimais intéressants et qui personnellement me faisaient envie. Il est donc temps de revenir sur ceux que j'ai pu voir ! Les films qui manqueront à l'appel sont : DesiertoFritz Bauer et Tracks, le retard sera rattrapé soyez en sûr.e.s ! Pour ce qui est de Captain America : Civil War, une vidéo arrivera bientôt. Mais voyons maintenant si j'ai tapé juste avec mes pronostics !

 

Truth 

f15d409ef0d2dd66517a60e998226f3b74edbf29Réalisateur : James Vanderbilt

Nationalité : Américain

Casting : Cate Blanchett, Robert Redford, Elisabeth Moss, Topher Grace

Genre : Drame, Biopic

Synopsis : L'histoire vraie de Dan Rather, présentateur vedette sur CBS, et de sa productrice Mary Mapes qui, avec une équipe d'enquêteurs, ont déclenché la polémique en publiant un reportage prouvant que George W. Bush a tenté d'échapper à ses obligations militaires et à la guerre du Viêt Nam.

TW : sexisme

La sentence : Lorsque je disais que ce film n'était pas sans rappeler Spotlight, ce n'est pas pour autant qu'il fallait en faire une comparaison qui n'avait pas lieu d'être.  Si Spotlight montrait la victoire du journalisme d'investigation dans sa quête de vérité, Truth évoque tout le contraire : la chute du journalisme face aux intérêts politiques et financiers. Beaucoup ont regretté le fait que l'enquête ne soit pas plus traitée, seulement, ce n'était pas le propos. Il s'agissait de montrer le calvaire qu'a enduré Mary Mapes, le harcèlement qu'elle a subit (notamment sur internet, scène particulièrement dure) ainsi que la capacité que l'on peut avoir à s'arrêter sur le moindre petit détail pour éviter de se confronter à la vérité. Ainsi, si Truth n'est certes pas une claque de mise en scène (et qu'on se le dise, Spotlight ne l'était pas non plus) il demeure particulièrement intéressant et même déstabilisant par moment.

 

Demolition :

191620.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxxRéalisateur : Jean-Marc Vallée

Nationalité : Américain

Casting : Jake Gyllenhaal, Naomi Watts, Crhis Cooper

Genre : Drame

TW : mort, dépression

 Synopsis : Davis, banquier d'affaire, sombre petit à petit après la mort de sa femme dans un accident de voiture. Un jour, il envoie une lettre de réclamation à une société de distributeurs automatiques, il renouvèle l'expérience, tout en livrant à chaque fois ses souvenirs. Intriguée par ces courriers, Karen, responsable service client, va tenter de tirer Davis du gouffre.

La Sentence : Jean-Marc Vallée (Dallas Buyers Club) est attaché à la thématique de la solitude et de la reconstruction de soi, encore un peu et il frôlait la banalité mélodramatique avec son dernier métrage : Démolition. Malgré un manque de subtilité de la part du réalisateur (par moment seulement fort heureusement) et un rythme souvent cassé (même si c'est le thème, de la demi mesure que diable !), le film est sauvé notamment par Jake Gyllenhaal (Southpawn) qui nous livre une interprétation d'une grande justesse ainsi que par l'écriture de Bryan Sipe. Malgré le sujet de la dépression et de la reconstruction d'un homme détruit, Demolition est un film qui donne le sourire ! Et le gamin n'est pas irritant ! Tour de force que ceci !

 

High-Rise :

high-rise-posterRéalisation : Ben Weatley

Nationalité : Britannique

Casting : Tom Hiddleston, Jeremy Irons, Sienna Miller

Genre : Drame, SF

TW : alcool

Synopsis : Le Dr Robert Laing emménage dans un immeuble de 40 étages près de Londres. Le IGH (immeuble de grande hauteur) a donné naissance à une société dystopique hiérarchisée en fonction de l'étage que les habitants occupent et dont l'alcool est devenu monnaie d'échange. La santé mentale de Laing se détériore en même temps que l'immeuble.

La sentence : Et dire que j'allais faire un sans faute dans mes prédictions de la semaine... Il y a tout d'abord une erreur d'adaptation : l'intrigue étant placée en 75, nous sommes placés en arrière d'une problématique. Ce qui était une oeuvre d'anticipation à la sortie du livre de J.G. Ballard tape aujourd'hui à côté. Une transposition dans notre époque aurait eu beaucoup plus d'impact. Ensuite, là où on nous promettait une satire anti-système dérangeante, on se retrouve finalement avec une oeuvre caricaturale absolument pas forte, manquant largement sa cible. La faute en grande partie à l'espèce de "dinguerie" qu'est le métrage, qui empêche le propos d'être pertinent. La réalisation recherchée, le montage bien pensé et la performance de Hiddleston n'arrivent hélas pas à sauver le film.

 

The Jungle Book

538779.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxxRéalisation : Jon Favreau

Nationalité : Américain

Casting : Ben Kingsley, Bill Murray, Idris Elba, Scarlett Johansson, Lupita Nyong'o

Genre : Aventure, Fantastique

Synopsis : Les aventures de Mowgli, petit d'homme élevé dans la jungle par des loups. Mais Mowgli n'est plus le bienvenu dans la jungle depuis que le redoutable Shere Khan promet d'éliminer celui qu'il considère comme une menace. Forcé d'abandonner son foyer, Mowgli se lance dans un voyage captivant, à la découverte de soi, guidé par ses mentors, la panthère Bagheera et l'ours Baloo.

La sentence : Rarement un film avait mis autant d'accord sur un point : The Jungle Book est magistralement beau. Servi par des SFX grandioses, John Favreau nous offre une immersion totale dans la jungle, la caméra nous entraînant partout sans limite. Tout cela nous offre donc une version plus "classe", dirons-nous, parfois même effrayante (Shere Khan tout particulièrement). On relèvera également le fait que Favreau a corrigé certains points du dessin-animé, notamment sa misogynie. En effet, le doublage n'est plus composé uniquement d'hommes, on retrouve notamment Scarlett Johansson qui interprète le serpent Kaa (et ça lui va bien) ainsi que Lupita Nyong'o au doublage de Bagheera. Le film a même eu la gentillesse de nous épargner la chanson Ma Maison sous le Chaume, merci infiniment !

 

Hardcore Henry :

262042.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxxRéalisateur : Ilya Naischuller

Nationalité : Américain, Russe

Casting : Haley Bennett, Sharlto Copley, Tim Roth

Genre : Action, SF

Synopsis : Vous avez perdu la mémoire, votre femme vous a ramené à la vie et vous apprend que vous vous appelez Henry. Cinq minutes après, elle se fait enlever, vous êtes la cible d'une armée de mercenaires menée par un chef militaire en quête de domination du monde et vous êtes perdu dans un Moscou où tout le monde veut votre mort. GL HF !

TW : sang, mort

La sentence : Ce n'était pas gagné et pourtant, quelle claque ! Qu'on se le dise, le scénario n'est effectivement pas très inspiré mais on n'est pas là pour ça ! Si on va voir Hardcore Henry c'est pour ce qu'il arrive à faire avec sa caméra subjective et sa gestion en est réellement incroyable, l'immersion est totale (même si on peut ne pas supporter l'expérience si on n'est pas habitué). L'essai est transformé également pour ce qui est de l'adaptation des codes du jeux vidéo sur un long métrage. Bien souvent on retrouvera certaines astuces de base comme le personnage qui nous indique ce qu'il faut faire, l'évolution progressive des armes, etc. Il en résulte un film ultra dynamique, qui ne s'autorise aucune pause, complètement barré et jouissif. On regrettera cependant certaines scènes en trop et parfois inutilement vulgaires.

 

Parched (La Saison des Femmes)

067160.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxxRéalisatrice : Leena Yadav

Nationalité : Indien

Casting : Tannishtha Chatterjee, Radhika Apte, Surveen Chawla

Genre : Drame

Synopsis : Dans un petit village d'Inde, quatre femmes osent s'opposer à la tradition patriarcale ancestrale qui les oppresse. Portées par leur soif de liberté et leur amitié, elles affrontent leurs démons et rêvent d'ailleurs.

 

La sentence : Parched fait partie de ces films qui, malgré leurs thèmes durs, donnent le sourire de par ses personnages optimistes, attachants et forts. C'est aussi dû aux nombreuses fulgurances qui nous font passer de l'horreur au rire sans pour autant briser la tension dramatique et décrédibiliser le message. Parched est une ode à l'optimisme, un hommage à ces femmes qui se battent jour après jour pour leur condition. Peu de choses à dire sur la mise en scène si ce n'est l'énergie dont fait preuve Leena Yadav qui nous livre donc un film dont on sort avec le sourire.

 

Dalton Trumbo

297997.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxxRéalisation : Jay Roach

Nationalité : Américain

Casting : Bryan Cranston, Diane Lane, Helen Mirren

Genre : Biopic, Drame

Synopsis : En pleine guerre froide, Dalton Trumbo, scénariste d'Hollywood au sommet de son art, est accusé d'être communiste et est donc placé avec d'autres artistes sur la Liste Noire : il n'a plus le droit d'exercer sa profession. Il va tenter de contourner l'interdiction en menant dans l'ombre un long combat pour sa réhabilitation.

La sentence : J'avais évoqué le fait que Jay Roach n'avait jusque là réalisé que des comédie comme Mon Beau-Père mes Parents et Moi ou encore les Austin Powers, une surprise était possible, peut être que Dalton Trumbo allait être le revirement de la carrière du cinéaste... et bien non. On se retrouve avec un métrage réalisé comme un télé-film mais surtout qui manque d'ambition par rapport à son sujet. Le maccarthysme est un sujet très intéressant et pourtant ce film arrive à le survoler, que ce soit dans les motivation de Trumbo ou dans toute l'intrigue autours de la Liste Noire. Les frères Coen auront finalement réussi à faire beaucoup mieux sur cette période de la chasse aux sorcières avec Ave César qui nous en apprend bien plus. 

 

Pour conclure : Sur sept films vus cette semaine, seuls deux ont été des déceptions (High-Rise et Dalton Trumbo), le ratio est plutôt bon ! On notera surtout les surprise qu'ont été Hardcore Henry et The Jungle Book qui ont largement dépassé mes attentes. Avril aura donc été un mois riche cinématographiquement, notamment avec Captain America : Civil War mais on reviendra dessus très bientôt ! 

En attendant les prochaines review, n'oubliez pas, cultivez-vous ! 

 

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Franc consommateur du 7e art. Mais pas que. Mais surtout de cinéma. Et je suis le patron de ce site. Carrément ouais.
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