[Série] Sélection série d’animation – Duno

Bonjour à tous et toutes ! Comme mes comparses il est venu pour moi le temps de me livrer à cet exercice du top 5 des séries d’animation. Il m’a été difficile de choisir de par l’amour que je porte à l’animation et aux séries diffusées sur Cartoon Network, Disney Channel ou encore Boomerang. Rendons donc honneur malgré tout à Tom & Jerry et autres Looney Toons qui ont bercé mon enfance mais qui ne méritaient pas, selon moi, un paragraphe ici. Ceci étant fait, allons-y !

Bob L’Eponge :

Délice d’humour absurde, Bob l’Eponge a su, selon moi, se moderniser au fur et à mesure de ses saisons. En effet la balance entre épisodes sérieux (poar exemple lorsque Bob subit les injonctions à devenir normal) et épisodes purement humoristiques s’est équilibrée pour nous fournir un divertissement de qualité. Enorme mention spéciale à l’épisode « L’Orchestre » qui reste mon préféré même des années après puisqu’il représente très bien cette frontière entre absurde et sérieux parfaitement maitrisée. Par ailleurs j’aimerais préciser que la VF est d’une qualité rare, à tel point que je la préfère à la VO. Rajoutons à cela les deux passages réussis au cinéma et vous avez là de quoi passer de nombreux après-midis à manger des pâtés de Krab en sirotant du jus d’algue !

My Little Pony: Friendship is Magic :

Usine à fric monstrueuse détenue par Hasbro, fan service à foison, merchandising bien rôdé, VF à jeter en pâture à des monstres assoiffés de sang et message qui se dénature au fil des saisons, ma vision de MLP : FIM est bien sombre. Mais c’est la série du cœur, malgré tous ses défauts je continuerai à l’aimer coûte que coûte et à la regarder parce que le message de base de la série me plaît, les personnages hauts en couleurs ne laisseront pas indifférent·es, le style graphique est véritablement appréciable et la musique défonce ! My Little Pony m’a permis de nombreux moments d’accalmies lorsque j’en avais besoin, grâce à cette série j’ai pu rencontrer des gens super cool et force est de constater qu’elle reste très appréciable à regarder. Oublions la bouse qu’était le premier film ainsi que les épisodes fan services qui ciblent clairement les 17-25 ans et replongeons-nous dans ce monde à l’optimisme réconfortant et aux couleurs chatoyantes parce que les dessins animés c’est parfois ça.

Puella Magi Madoka Magica :

Sharksymphonie en a déjà parlé donc il va être difficile pour moi de revenir dessus sans répéter ce qu’il disait mais permettez-moi d’en remettre une couche : regardez cet anime. Il possède un propos sur le deuil, l’amour, la dépression, l’espoir, la mutilation et tous ces sujets importants qui méritent d’être partagés un maximum de fois. Loin de l’image Magical Girl qu’il se donne lui-même, nous sommes face à une œuvre sombre, triste voire même violente qui ne vous laissera pas indifférent·es. Profitez-en pour vous pencher sur la BO dont l’hétérogénéité est aussi plaisante qu’impressionnante. Une bonne grosse claque comme j’en ai peu reçu et qui m’a motivée à me plonger un peu plus dans les productions nippones. 

Gravity Falls :

Je n’arrive toujours pas à croire que Disney Chanel ait financé cela… Enfin je m’en réjouis sincèrement mais cela m’étonne toujours autant. Au milieu des sitcoms génériques vous pourrez vous délecter de cette perle d’animation qui nous amène à suivre Dipper et Mabel, deux jumeaux envoyés en vacances chez leur grand-oncle Stan à Gravity Falls. Dès lors ils vont se rendre compte que cette ville attire de manière assez inexplicable pleins de phénomènes paranormaux et de créatures fantastiques (parfois cauchemardesques). Chaque épisode va donc nous amener à découvrir un élément fantastique supplémentaire tout en nous permettant de suivre une trame narrative ayant pour leitmotiv le passage à l’adolescence et à l’âge adulte. Pour cela on va explorer des thèmes comme la virilité, les relations amoureuses, l’importance des études, le diktat du regard extérieur etc.  Ne vous inquiétez pas, l’humour omniprésent, en grande partie grâce à Mabel, fait passer tous ces messages de manière très subtile et sans être moralisateur. Il s’agit pour moi d’un immense coup de cœur que j’essaie de diffuser auprès de personnes jeunes et moins jeunes car les différents niveaux de lecture en font vraiment une œuvre familiale mais qui ne s’interdit pas d’être parfois effrayante voir malsaine. Si vous voulez plus d’infos je vous conseille cette vidéo sur le sujet (ainsi que toute sa chaîne qui traite des œuvres pour enfant).

Par ailleurs la série va se terminer là, début 2016, et ne comprendra en tout que 2 saisons, ainsi vous ne risquez pas de vous retrouver avec 120 épisodes à rattraper pour pouvoir vous y mettre !

Steven Universe : 

Steven Universe, à la manière de Gravity Falls mais de manière plus prononcée encore, représente pour moi le renouveau de la série d’animation occidentale. Elle fait partie de ces séries qui osent ne pas prendre les enfants pour des abrutis et les amène à réfléchir plutôt qu’à leur proposer des solutions. Elle fait partie de ces séries qui osent montrer des personnes différentes à l’écran, des personnes grosses, des personnes non hétéros, des personnes ayant des angoisses sociales, des garçons qui aiment les paillettes et les robes etc. Et elle fait partie de ces séries qui ne parlent même pas frontalement de ces sujets, préférant nous montrer un univers où tout le monde a intégré ces gens et ne remet absolument pas en question ces façons de vivre. Si les premiers épisodes m’ont laissé relativement de marbre, force est de constater que lorsque la trame narrative se met en place, il devient difficile d’en décrocher. Loin des clichés du dessin animé pour enfant, les protagonistes principaux possèdent un background très travaillé et ont vécu des traumatismes que la série ne cachera pas sous un voile pudique. Le travail fait sur les détails poussant à l’interprétation ainsi que sur la suggestion est pharamineux et participe à l’envie de suivre cette histoire. Devant Steven Universe on rigole, on pleure, on est surpris·es, on chante et souvent on trépigne d’impatience en attendant que les prochains épisodes sortent. Je suis finalement plutôt heureuse que ce dessin animé soit le plus récent car il me permet de terminer mon top sur un dessin animé qui, d’après moi, marquera profondément le paysage culturel des œuvres jeunesses et permettra sans doute à ses spectateur·ices les plus jeunes d’être bien plus éveillé·es sur les problématique modernes de tolérance et d’acceptation d’autrui. Mettez « Regarder Steven Universe » parmi vos bonnes résolutions de 2016, vous ne serez pas déçu·es !

N'hésitez pas à donner vos avis sur ces séries dans le commentaires, surtout si vous trouvez que j'ai des goûts infâmes ! Et n'oubliez pas de vous cultiver !

Duno

Duno

Fondatrice de la Colonie et souvent vindicative. Jeux vidéo, politique et musique sont mon quotidien et ma principale source d'inspiration.
Vous pouvez me contacter sur Twitter et par mail.

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